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LE QUARTIER COLBERT


Crédit photo : Archives municipales de Beaune
Sous la troisième République, il est décidé de faire installer un régiment de cavaliers dans chaque département. Pour la Côte d’Or, le choix se porte sur Beaune, en raison de son implantation géographique et de la volonté exprimée par la municipalité de voir s’installer un régiment. Les travaux de construction d’une caserne, le Quartier Colbert, en hommage au général de Chasseurs mort en Espagne en 1809, sont entrepris de 1889 à 1892. Le 16e régiment des Chasseurs à cheval, venu d’Auxonne, s’installe en ville le 14 octobre 1891, avec à sa tête le colonel Lavalette, ses 800 hommes et 700 chevaux.
Les officiers entretiennent des relations étroites avec les Beaunois : ils fréquentent les cafés et les restaurants, font appel aux services d’artisans tels les bottiers, les tailleurs et les selliers et participent ainsi à la vie économique locale. Ils patinent avec les habitants sur le lac Joigneaux durant l’hiver et assistent aux kermesses et aux fêtes de quartier en été. Par ailleurs, ils permettent aux Beaunois de pratiquer de nombreuses activités sportives.
Les officiers du régiment logent dans les Villas Fondet et les somptueuses résidences construites près du Quartier Colbert.
Les missions du 16e Chasseurs à cheval sont multiples : ils sont chargés de la préparation militaire des Beaunois, sont à la recherche d’ennemis et de renseignements, et s’entraînent avec ardeur en vue de récupérer l’Alsace et la Lorraine. Pour cela, ils disposent d’un champ de tir à Savigny, de champs de manœuvres au pied de La Montagne et à Combertault, ainsi que de nombreux parcours destinés aux exercices.
La Première Guerre mondiale interrompt l’entraînement des officiers et les mène sur le front. Leur retour en juillet 1919 est salué et donne lieu à des festivités : une réception est organisée en mairie, des discours sont prononcés, les maisons sont décorés et les soldats défilent dans les rues de Beaune. Le Régiment fut presque entièrement décimé pendant le conflit.
En 1926, le ministre de la Guerre, considérant que les guerres nécessitent davantage d’armes et d’engins blindés que de chevaux, fait dissoudre les troupes à cheval. A Beaune, le dernier des Chasseurs quitte le Quartier Colbert en mai 1927. Les Beaunois expriment leur mécontentement face à cette dissolution et Auguste Dubois, maire de la ville, sollicite une nouvelle affectation de la caserne auprès du ministre.
Après quelques travaux de réaménagement, une compagnie à cheval de la Garde Républicaine Mobile s’installe dans les quartiers en 1928. Celle-ci, moins impliquée dans la vie beaunoise du fait des déplacements réguliers qu’elle entreprend, participe néanmoins aux défilés lors des manifestations patriotiques et organise des fêtes hippiques qui connaissent un grand succès auprès de la population locale. Mais en septembre 1939, la vie de la caserne est une fois de plus bouleversée par les hostilités qui conduisent à la Seconde Guerre mondiale. La Garde Républicaine Mobile est dissoute en 1940 et les Allemands prennent possession des bâtiments.
En 1944, la compagnie est restaurée sous le nom de Garde Républicaine. Le Quartier Colbert accueille de nouveau un escadron en 1948, qui devient escadron de la Gendarmerie Nationale en 1954.
La caserne est rénovée de 1979 à 1982. Plusieurs bâtiments subsistent pour témoigner de l’existence du Quartier Colbert, dont le manège visible depuis la rue Pasteur.

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