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Louis-Joseph BOURGOGNE, un Beaunois en guerre


Louis Joseph Bourgogne, fils de Joseph Bourgogne et d’Anne Perrin est né à Gigny le 11 octobre 1886, il épouse Reine Dantrègue, couturière à Pouilly-en-Auxois le 14 octobre 1908. Ce jeune Beaunois à qui la vie souriait subit la Première guerre mondiale de plein fouet. Le jeune Louis Bourgogne est mobilisé dès le 3e jour qui suit la déclaration de guerre du 1er août 1914. Grâce à ses descendants très soucieux de préserver la mémoire de leur père, les Archives municipales conservent son carnet de guerre qui évoque sa vie au front.
Les premières pages montrent l’enthousiasme qui était celui des jeunes poilus de 1914 « tous les trains de troupes qui passaient été ornés de fleurs ou de verdure. Sur les wagons, on ne voyait que des inscriptions : train de plaisir pour Berlin ! On vous rapportera la tête à Guillaume etc. On était loin de se doute de ce qui nous attendait » Louis Joseph est affecté au 210e Régiment d’infanterie et évoque sa montée vers le front en Lorraine où il se heurte bien vite aux réalités de la guerre : il voit les premiers morts allemands. Le jeune Beaunois évoque les bivouacs dehors, les problèmes de ravitaillement, les cadavres « tout noirs (…) c’était une infection. ». Louis Joseph Bourgogne décrit avec minutie les combats auxquels il participe, notamment la bataille de Saint-Mihiel, les longues marches pour monter au front. Il évoque pour la première fois les tranchées le 11 octobre 1914 dans la Meuse où son régiment essuie de violents combats mais aussi la propagande allemande avec des tracts lancés dans les tranchées « rendez-vous braves français, vous serez bien traités » Le premier noël des soldats est raconté sobrement et Louis Bourgogne évoque les « 4 bouteilles de vin vieux de Savigny, Meursault et Beaune », le marc et le tabac distribués à cette occasion.
L’équipement et l’armement sont décrits avec soin par notre soldat : « comme engins, nous avions des petits mortiers à main du temps de Louis-Philippe. » dont il explique le fonctionnement dans les détails. Louis Bourgogne mentionne les mauvaises conditions climatiques : « ma capote n’était qu’un enduit de terre et trempée (…) mais j’avais tellement de fièvre que je ne ressentais plus rien. ». Le 1er février 1915, il est évacué vers l’arrière, victime de la fièvre typhoïde et repart au front le 27 juillet. La dure vie de soldat reprend entre tranchées et bombardements, notamment à Verdun. Le journal est hélas incomplet et s’achève le 28 mars 1917 alors qu’il essuie un violent bombardement dans la tranchée de Posen.
Louis-Joseph Bourgogne meurt le 6 mars 1962.
Ce journal est infiniment précieux pour l’histoire du premier conflit mondial, car c’est un témoignage direct d’un Beaunois acteur de cette page de l’Histoire. Les Archives municipales de Beaune remercient sa famille d’avoir bien voulu confier ce document à ses soins.
Dans le cadre de la préparation des commémorations du centenaire du premier conflit mondial, les Archives municipales de Beaune recherchent des carnets, correspondances, photographies et autres témoignages sur cette période. Contact : archives@mairie-beaune.fr ou 03.80.24.56.83.
Crédit photo : Archives municipales de Beaune

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