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Faites sauter la banque

Les archives des journaux sont une source inépuisable de faits divers. Pour preuve, en ce jour du samedi 9 mars 1963, le Bien Public titrait : "Une banque cambriolée à Beaune par d’audacieux malfaiteurs". Certains Beaunois s’en souviendront. Il s’agissait du Crédit Lyonnais situé place Monge. La succursale avait en effet été visitée dans la nuit du 8 au 9 mars. Tous les quotidiens nationaux avait repris l’affaire en « Une ». Le montant du vol portait sur un milliard d’anciens francs (10 millions de francs).
Le vol s’est effectué de nuit. Les voleurs se sont introduits dans la banque grâce à des passe-partout, dont certains morceaux ont été retrouvés cassés dans la serrure. Ils se dirigent ensuite vers la salle des coffres qui se situe dans le sous-sol. Les cambrioleurs ont l’idée de desceller « l’un des vastes panneaux de dalles translucides en verre qui sert à éclairer le sous-sol » constituant le plafond de la salle en question. Atterrissant sur une table située au milieu de la pièce, ils réussirent à ouvrir les portes de garde en utilisant les clefs subtilisées au préalable dans le coffre du bureau directeur. Ils ont ensuite découpés au chalumeau « des portes de coffres composés de deux épaisseurs de métal entre lesquelles se trouvait une brique de terre réfractaire ». Afin de ne pas être gênés par la poussière qui devrait s’en dégager, les voleurs avaient prévus des tampons humides maintenus sur le visage grâce à des élastiques. Puis ils ont ouverts un par un, comptant une minute pour chaque, quarante-neuf coffres sur les cent quarante-sept, appartenant à des clients de la banque. Argent, bijoux, titres, et autres document d’intérêt pécuniaire ont été subtilisés. Les clients se souviendront-ils du contenu de leur coffre ? N’omettront-il pas, lors de l’inventaire, quelque élément ou objet ?
Selon le quotidien, la tâche s’avère difficile pour les enquêteurs. Sur place, un commissaire, un officier de police, deux inspecteurs et leurs collaborateurs. De son côté, le procureur de la République a dépêché la brigade mobile de Dijon et plusieurs inspecteurs des services anthropométriques de l’Identité judiciaire. Ces derniers ne peuvent que constater le professionnalisme des voleurs. Quant à l’enquête, le bien Public du 11 mars nous apprend qu’il n’y a aucun indice qui permettrait d’identifier les cambrioleurs, mais que les policiers « sont décidés à tout mettre en œuvre pour permettre à cette enquête d’aboutir rapidement ».
Aboutir. C’est la question qui se pose. L’enquête a-t-elle progressé ? Les malfaiteurs ont-ils été arrêtés ? Y a-t-il eu procès ? Sans éléments nouveaux, le Bien Public et autres quotidiens se sont lassés de cette histoire. Et les Beaunois sont retournés à leurs affaires. Alors mesdames et messieurs les lecteurs, à vos souvenirs et donnez nous le fin mot de cette histoire.
Moins sérieux, l’année suivante, en 1964 les cinémas affichaient une comédie de Jean Girault, Faites Sauter la Banque !, avec pour acteur principal Louis de Funès. Mais ce cambriolage ressemble plus à une aventure des pieds Nickelés.
Sources : Articles du quotidien Le Bien Public des 8, 9 et 10 mars 1963.
Photographie provenant du Fonds Bien Public, Boîte n°71 mars 1963.

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