Bienvenue sur le site de la Ville de Beaune : découvrir Beaune,vivre à Beaune, vignobles, Bourgogne     Retour au mode normal     

Choix du style d'écriture
Couleur du fond Police Couleur de la police Taille de la police Couleur des liens
Accueil > Culture et loisirs > Archives > Trésors d’archives > Edifices et monuments > ETABLISSEMENTS ADMINISTRATIFS

Article

1879-1880, la réunion des postes et des télégraphes.

« Monsieur le Maire, l’administration désire arriver le plus vite possible à pouvoir réunir dans un même bureau les services des télégraphes et des postes ». Ce courrier adressé au premier magistrat de la ville de Beaune, en date du 24 février 1879, émane du Sous-préfet de la Côte d’Or.
Le 5 février 1879, la Direction de l’exploitation postale fusionne avec la Direction des lignes télégraphiques. Alors que la première relevait du Ministère des Finances, la seconde relevait du ministère de l’Intérieur. Elles dépendent alors du Ministère des Postes et Télégraphes nouvellement créé. Apparaît ensuite en 1881 le sigle P & T.
Depuis le 25 août 1858, la Ville de Beaune fournissait gratuitement et pour un temps illimité un local à l’Etat pour l’installation d’un télégraphe. Ce dernier, en 1879, demande à la Ville de payer une partie du loyer du bureau de poste, soit 400 francs annuels, si le télégraphe y était transporté. Il s’agirait là de la contrepartie de la fusion des deux services et de l’abandon du local prêté à l’Etat. Le conseil municipal vote la subvention en février 1879, « à condition que les deux services soient réunis dans un local situé au centre des affaires », ce qui se traduit par la volonté de transférer le bureau de poste alors situé au n°8 de la rue du Tribunal dans le centre ville, et plus précisément place Monge.
Refus de l’Etat par la voix de son ministre des Postes et Télégraphes Adolphe Cocherie. Ce dernier adresse un courrier à Pierre Joigneaux, alors député de la Côte d’Or. Selon lui, l’argument de se rapprocher du centre des affaires ne tient pas. La Poste siège rue du Tribunal depuis 1877 et ce point n’a jamais été soulevé auparavant. Cependant, dans une volonté de conciliation, le ministre expose qu’il est « disposé à admettre dès à présent que la ville de Beaune ne participât aux frais du loyer commun que pour une période de dix-huit années, à l’expiration desquelles elle serait complètement exonérée vis-à-vis de l’Etat ».
Le 24 mai 1880, le conseil municipal délibère et accepte la proposition du ministre. Une convention entre l’Etat et le Maire de Beaune est signée au mois de juin de la même année. Entre temps, le 15 mai, le directeur des Postes et des Télégraphes de Beaune adresse un plan arrêtant les modifications à apporter au bureau de Poste pour l’accueil du service des télégraphes. De plus, l’Administration décide, sur demande du Maire, que le bureau de poste sera ouvert jusqu’à 9 heures du soir, et nomme un agent pour assurer le service.
En 1912, un véritable Hôtel des Postes s’établit, plus proche du centre des affaires, rue Saint-Etienne, renommée rue de la Poste dès 1911, puis rue de l’Enfant depuis 1996. La Poste n’en est pas à la fin de ses pérégrinations puisqu’elle déménage de nouveau en 1991 sur son emplacement actuel faubourg Perpreuil.
Sources : Archives de Beaune, série G.
Archives de la Ville de Beaune, Beaune, l’Architecte de la Ville 1800-1914, Beaune, 1999.
Jacques Vinceneux, Les rues de Beaune en 2000, noms, origines, curiosités, Ahuy, 2001.

Rechercher sur ce site :
{Bienvenue sur le site de la Ville de Beaune : découvrir Beaune,vivre à Beaune, vignobles, Bourgogne} {Plan du site} W3C-WAI Web Content Accessibility Guidelines 1.0 Valid CSS! Valid HTML 4.01 Transitional