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Noël Dorville (1874-1938) : le bourguignon aux doigts d’or

Noël Dorville voit le jour dans le village de Mercurey, le 12 mai 1874. Son père, même s’il est né à Chalon-sur-Saône est issu d’une famille d’origine agenaise, sa mère, quant à elle, possède des origines russes et irlandaises. Il effectue ses études primaires à Chagny et une partie de ses études secondaires à Chalon. En 1892, il quitte la Bourgogne pour Paris et entre au lycée Condorcet où il passe son baccalauréat. Il s’inscrit en droit, mais, en parallèle, fréquente l’Académie Julian.
De 1896 à 1900, son goût pour le dessin se précise. Il effectue de nombreux stages dans différents grands ateliers parisiens. Et à partir de 1900, il commence à dessiner pour des grands noms de la presse. Henry Maret disait de ses dessins « Si Dorville n’embellit pas ses modèles, en revanche, il les fait étonnamment ressemblants, il en saisit les attitudes, les tics ; il les reproduit dans les situations où leurs physionomies et leurs types sont le mieux en valeur. Cela forme une galerie des plus amusantes, où un brin de philosophie amère perce parfois sous la gaieté, mais sans méchanceté, sans violence. »
A partir de 1903, Noël Dorville réalise des dessins de grands reportages sous la tutelle de l’Etat et est régulièrement accrédité à l’Elysée pour les voyages présidentiels, on lui doit notamment des dessins représentant le président Fallières lors de son voyage auprès de la confédération Helvétique. Ses voyages lui offrent la possibilité de travailler avec d’autres grands artistes, Auguste Rodin est notamment tombé sous le charme de sa série d’études sur les danseuses cambodgiennes du Roi Sisowath.
Noël Dorville est mobilisé en 1915. Au début de l’année 1917, après plusieurs affectations (Au camp retranché de Paris, puis à l’équipe des dessinateurs sur le terrain et enfin à la Maison de la presse), Noël Dorville est affecté à la « Section technique de l’Aéronautique » où il est en charge d’organiser et de diriger ce nouveau service regroupant une équipe de peintres et de dessinateurs qui travaillent à constituer des Archives et Musée de l’Aéronautique (service précurseur de notre Musée de l’Aéronautique actuel). De 1917 à 1919, il s’occupe également d’illustrer la Revue des causes célèbres et des grands procès de trahison, Il assiste donc à tous les grands procès de trahison de la Grande-Guerre.
Dans le même temps, et durant les années qui suivent, Noël Dorville publie de nombreux albums : il crée un album sur Clémenceau en 1919. Entre 1919 et 1924 c’est au tour du Maréchal Foch, d’Aristide Briand et du Maréchal Lyautey de faire l’objet d’albums.
Sa carrière décline petit à petit. Entre 1924 et 1933, il réalise surtout des portraits privés. Il se retire à Cosne-sur-Loire auprès de sa seconde femme, Claire et décède des suites de plusieurs infarctus en octobre 1938.
Les Archives municipales de Beaune et les Musées possèdent ses documents et ses œuvres donnés par son petit-fils Emmanuel.
Sources : 30Z-Fonds Dorville
Photographie : 30Z58-Clémenceau à la Tribune par Noël Dorville

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