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Marcel Bailly (1891-1914) « Je pars en bon français et je ne reculerai devant rien »

Les Archives de Beaune, ont, pour la seconde année consécutive, participé à l’opération « Grande Collecte » qui invitait les habitants du pays beaunois à venir déposer ou donner leurs documents se rapportant à la Première Guerre mondiale.
M. Morin est l’un des beaunois ayant répondu à l’invitation du 14 novembre, il est venu en effet nous confier les archives se rapportant à son grand-oncle, Marcel Bailly, soldat beaunois engagé dans l’artillerie.
Marcel Bailly est né à Beaune le 27 avril 1891. Il est le fils de François Bailly, meunier, âgé de 35 ans et de Marie Barberet, âgé de 22 ans. Marcel perd très vite son père, François décède en effet le 8 août 1892 aux hospices de Beaune. Sa mère se remarie le 5 août 1911 avec Louis Meneault, également veuf en première noce. Marcel aura également une petite sœur, Marcelle, qui verra le jour en 1902.
La famille Barberet-Meneault est très implantée dans la vie locale, Marie s’occupe de l’une des épiceries de Beaune qui se trouve faubourg Madeleine, et Louis est sabotier.
Marcel, quant à lui, se marie avec Julie Suzanne Firmine en 1912 à Puteaux, ils s’installeront ensuite à Beaune. Marcel exerce le métier de menuisier avant le début de son service militaire en 1911. Il est incorporé au 60e régiment d’artillerie basé à Neufchâteau, comme tous les soldats de la classe 1911, il n’aura pas le temps de reprendre sa vie (le service militaire dure en effet 3 ans), il est tout de suite mobilisé et très vite envoyé en Alsace.
Marcel décède le 29 août 1914, à peine un mois avant le début du conflit. Julie, sa femme, n’est pas tout de suite au courant de ce qui est arrivé à son mari, elle tente de trouver des explications auprès du commandement du 60e régiment d’artillerie. Le capitaine Hennequin l’informera que Marcel a été tué accidentellement. M. Morin nous a confié qu’il serait mort du recul d’un engin d’artillerie.
Marcel est tout d’abord enterré à Sommerviller, son corps est ensuite rapatrié dans le carré militaire de Beaune.
Le fonds Bailly, même s’il ne compte que quelques lettres et photographies (en raison du court parcours de Marcel), est très instructif et touchant à plus d’un titre. Marcel, très jeune soldat beaunois, part pour la guerre rempli d’entrain, ses lettres sont régulièrement ponctuées de « Vive la France ! », il confie également à sa mère, fin juillet 1914 : « Je pars en bon français et je ne reculerai devant rien »
Les Archives rappellent que chaque habitant du pays beaunois, peut, quand il le souhaite, prendre contact avec le service des archives afin de confier ses archives.
Source : Archives Municipales de Beaune-95 Z 1 Fonds Bailly
Photographie : 95 Z 1-4 Marcel Bailly

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