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La démocratisation de l’automobile vue par les Beaunois en 1926.

En cette année 1926, on s’inquiète d’une arrivée massive des automobiles au sein de la ville de Beaune. Hormis le bruit qu’elles produisent, qui diffère beaucoup de celui des sabots des chevaux et des roues de carrioles, elles sont trop rapides, désagrègent la chaussée et polluent l’atmosphère. Ces automobiles tendent à se multiplier comme des petits pains, l’évolution des déplacements humains se faisant. Mais elles dérangent le quotidien encore tranquille des habitants des quartiers Bretonnière et Saint-Jacques. Harassés, les riverains des boulevards lancent alors une pétition afin de trouver une solution à ce désagrément toujours croissant : « chaque année, le printemps renaît en même temps qu’une recrudescence de plus en plus intense de la circulation automobile […] Les pétitionnaires soussignés – la pétition recueille pas moins de 207 signatures – ont l’honneur d’attirer la bienveillante attention de la municipalité de Beaune sur les dangers inhérents au soulèvement des poussières. ». En effet, en plus des gaz d’échappement, les roues des automobiles abîment les chaussées qui n’ont pas encore le revêtement adéquat pour résister à leur passage : « en conséquence, les chaussées soumises à une telle épreuve se désagrègent et se pulvérisent. Les riverains vivent donc dans un nuage de poussière, dans une atmosphère absolument empoisonnée contre quoi ils ne peuvent se protéger. » Le problème vient également « du passage rapide des automobiles », rapidité qui n’est pas encore imprimé dans l’esprit de chacun et qui provoque de nombreux accidents de la route. En outre, les habitants s’inquiètent de cette démocratisation qui ne fera qu’amplifier toutes ces complications, les automobiles sont beaucoup trop nombreuses : « des constatations faites, il ressort que, à des heures et à des jours différents, la moyenne à l’heure des automobiles qui empruntent la chaussée n°73-74 (faubourg Bretonnière) est de 105 à 110 ! » Les habitants ayant signé cette pétition ont la ferme intention de ne pas courber l’échine, ils « ont pris la ferme résolution d’employer tous les moyens pour obtenir satisfaction en la circonstance […] Pour résoudre le problème, il est nécessaire d’interrompre la circulation sur ces tronçons de routes ». On connait évidemment les suites des ces revendications. Cette pétition s’inscrit dans un contexte de bouleversement social et économique, où il est nécessaire d’aller plus loin pour travailler, plus vite, et l’automobile devient le moyen de locomotion le plus performant pour remédier à tous ces changements qui font naitre petit à petit la vie moderne, celle que nous connaissons aujourd’hui. L’automobile fait suite logique à la révolution industrielle qui n’est pas si éloignée de la date de cette pétition.
Source : Archives municipales de Beaune, I 1 §16 article 6 (vélocipèdes, circulation)

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