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Pierre et Edmond Corneaux : Un père, un fils et deux guerres

Dans le cadre de la Grande Collecte de l’année 2014, Monsieur Alain Corneaux est venu déposer aux Archives Municipales de Beaune, un ensemble de documents concernant Pierre Corneaux son arrière grand-père et Edmond, son grand-père.

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La richesse et la singularité de ce dépôt est double. Il s’agit là en effet de deux témoignages d’un père et d’un fils ayant chacun vécu leur guerre. Pour Pierre, il s’agit du siège de Paris en 1870 contre les Prussiens et pour Edmond, de la Première Guerre mondiale. Outre cette singularité, il convient de dire que l’héritage historique laissé par Edmond est riche et complet : il a en effet écrit durant tout le conflit et ce sont sept carnets qui sont parvenus jusqu’à nous.
Pierre Corneaux est né le 7 octobre 1845 à Meloisey, en Côte d’Or, il est le fils d’Edme Corneaux et de Pierrette Bazerolle. Il est difficile de savoir comment Pierre se retrouve à Paris en 1870, nous savons simplement qu’il y arrive le 13 septembre. Dans ce carnet, Pierre raconte la faim, le froid qui les obligent à brûler tout ce qu’ils trouvent et les combats incessants durant lesquels l’armée française se démoralise, manquant cruellement de moyens face à l’ennemi, et pourtant Pierre reviendra en Côte d’Or le 10 mars 1871, après la signature de l’armistice avec la Prusse. Il épouse Anne Manière, le 28 février 1876, et ils auront deux fils, Edmond en 1877, et Alexandre en 1878.
Edmond quant à lui, est né le 8 janvier 1877 à Meloisey. Etant de la classe 1897, il sera, durant le conflit, versé dans l’armée territoriale qui ne participe pas aux offensives, cela ne l’empêche pas d’être dans les tranchées et de subir les attaques allemandes. Le premier carnet rédigé par Edmond est manquant, son récit tel que nous le connaissons débute donc le 6 novembre 1914. Edmond sera intégré, du 2 août 1914 au 6 avril 1918, à différents Régiments d’Infanteries Territoriales, après le 6 avril, il rentrera au 21e Régiment de Génie, il sera dés lors plus éloigné des combats. Edmond, tout comme son père, reviendra de ce conflit (non sans avoir été blessé au poignet en septembre 1915 en Alsace), et tout comme son père il raconte les combats, la vie quotidienne dans les tranchées et la mort, la mort de ses camarades, les suicides et les accidents. Edmond est également fin observateur et il s’intéresse beaucoup aux outils, aux armes et aux techniques et rapporte ses observations dans ses carnets.
Une troisième génération sera concernée par une autre guerre mondiale, en effet, Monsieur Corneaux écrit, à propos de son père, dans les notes accompagnant les carnets : « Qu’a pu penser Edmond quand il a vu partir mon père, rappelé à l’activité le 2 septembre 1939 ? Quand il a su qu’il avait été fait prisonnier le 17 juin 1940 dans une armée en déroute ? »
Source : Archives Municipales de Beaune. Dépôt Corneaux.

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