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Accueil > Culture et loisirs > Musées et expositions > Musées : événements et actualités > Collections Etienne-Jules Marey

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La biographie de Marey

Né à Beaune le 5 mars 1830, il est le fils unique de Claude Marey, commis négociant de la maison Bouchard Père et Fils et de Thérèse Joséphine Bernard. Après des études secondaires au Collège Monge où son grand-père paternel est professeur, il passe un baccalauréat littéraire en 1849.
Sa mère souhaitait qu’il devînt prêtre ; lui-même se sentait une vocation d’ingénieur, mais son père rêvait de le voir médecin de l’Hôtel-Dieu et il opta donc pour des études de médecine.
Entre 1854 et 1858, il est interne à l’hôpital Cochin après avoir été reçu premier au concours de l’internat, et il soutient en 1859 sa thèse de doctorat de médecine : Recherches sur la circulation du sang à l’état physiologique et dans les maladies. Cette étude remarquée par la communauté scientifique va dès lors orienter ses travaux ultérieurs.
Marey montre dès ce moment son intérêt pour la physiologie et le fonctionnement de la « machine animale » et renonce à pratiquer en tant que médecin.
Marey se passionne pour le mouvement ; il veut comprendre et analyser les mécanismes qui régissent la vie. Devenu médecin, il ne pratiquera jamais, préférant se tourner vers la physiologie. Il improvise alors un laboratoire privé chez lui, rue Cuvier à Paris.
En 1860, le savant présente, à l’Académie des Sciences, son sphygmographe : il s’agit d’un appareil servant à l’enregistrement du pouls. C’est le premier des petits appareils inscripteurs basé sur la méthode graphique qu’il met au point et perfectionne sans cesse dans les années qui suivent.
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Sphygmographe direct, 1858, dépôt du Collège de France, Musée Marey, Beaune, photo Musées de Beaune
1863 marque l’année de publication de son ouvrage : Physiologie médicale de la circulation du sang, basée sur l’étude des mouvements du cœur et du pouls artériel. C’est aussi l’année du décès de son père.
En 1864, il déménage rue de l’Ancienne Comédie, dans l’ancienne maison de Molière. Il aménage un manège pour l’étude du vol des oiseaux dans ce qui fut la salle des spectacles.
En 1867, il est nommé suppléant du physiologiste Pierre Flourens au Collège de France. Il crée son laboratoire.
Il publie en 1868 l’une de ses études les plus importantes, Du mouvement dans les fonctions de la vie.
1869 est l’année de sa titularisation au Collège de France au sein de la chaire d’Histoire naturelle des corps organisés, et de son accession au titre de Directeur du laboratoire de Physiologie Expérimentale à l’Ecole des Hautes Etudes.
En 1870, il a une fille hors mariage avec Maria Wilborts, Francesca Gallone. Il achète une villa dans le Pausilippe à Naples, avec M. Wilborts, directeur de la revue Le Globe. Naples où il s’installe une moitié de l’année va devenir un lieu ressource, axé à la fois sur le travail et les loisirs.
Marey est élu membre de l’Académie de Médecine en 1872.
L’année 1873 est pour le savant capitale, il publie en effet La Machine Animale, dans lequel il compare l’homme à une machine.
En 1875, il achète une propriété à Chagny, toujours occupée par ses descendants, qui, avec la propriété de Labergement-les-Seurre, vient témoigner de son attachement indéfectible à la Bourgogne.
En 1878, Marey devient membre de l’Académie des Sciences, en prenant la suite de Claude Bernard, décédé.
La même année, le scientifique publie : La méthode graphique dans les sciences expérimentales et principalement en physiologie et en médecine.
En 1881, Marey fait construire avec son assistant Georges Demenÿ la Station Physiologique du Parc des Princes, qui constitue le premier laboratoire en plein-air de biomécanique au monde.
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Ecran noir et tour de contrôle de la Station physiologique, 1882, photographie, dépôt du Collège de France, Musée Marey, Beaune, photo Musées de Beaune
Le 21 septembre, il reçoit chez lui Muybridge, Nadar, Tissandier, von Helmholtz et un conseiller municipal de Paris, M. Vollard : c’est au cours de cette soirée mémorable que Muybridge présente ses résultats photographiques d’un cheval au galop, à l’aide d’un zoopraxiscope.
C’est à l’âge de cinquante-deux ans que Marey va se servir de la photographie appliquée à l’étude des mouvements. Il suit en cela l’exemple de Eadweard Muybridge (1830-1904), photographe anglais, qui le premier, réussit en 1878 à photographier un cheval au galop. Ce dernier vérifia par la photographie ce que Marey avait démontré par la méthode graphique : il est un temps du galop où ses quatre jambes sont en suspension sous le poitrail.
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Fusil photographique et son cylindre magasin, 1882, dépôt du Collège de France, Musée Marey, Beaune, photo J.-C. Couval
Les étapes des recherches de Marey sont très logiques. Le fusil photographique (1882), première caméra portative, permet de fixer sur une plaque 12 vues en 1 seconde. Le système a cependant l’inconvénient d’un point de vue non fixe ; de plus ses images sont floues.
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Vol d’un goéland, photographie obtenue avec le fusil photographique, 1882, dépôt du Collège de France, Musée Marey, Beaune, photo J.-D. Lajoux
Le chronophotographe à plaque fixe (1882) résout ce problème par un système de disque obturateur mobile à une ou plusieurs fentes tournant devant une plaque fixe. Marey peut ainsi chronophotographier un sujet habillé en blanc devant un fond noir, ce qui lui permet d’éliminer les lumières parasites.
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Course de résistance, Course de vélocité et Saut en hauteur, 1882, chronophotographies à plaque fixe, dépôt du Collège de France, Musée Marey, Beaune, photo J.-D. Lajoux
La chronophotographie géométrique partielle (1883) a permis d’éviter la multiplicité d’images sur la plaque, lorsque le sujet n’est pas assez rapide : l’athlète revêt un costume noir orné sur les côtés de tiges et points blancs, qui constituent des repères lumineux sur la plaque. Marey obtient ainsi de véritables épures géométriques du mouvement.
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Saut d’une chaise d’un homme en maillot noir, 1884, chronophotographie géométrique partielle, don du Collège de France, Musée Marey, Beaune, photo J.-C. Couval
En 1884, Marey est nommé président de la Société de Navigation Aérienne.
La mise au point du chronophotographe sur pellicule mobile en 1888 introduit le mouvement de la pellicule et constitue la base technique du cinématographe. Ces essais sur bandes de papier sensible puis sur celluloïd constituent les premiers films.
1890 est une année importante pour deux raisons. Il publie Le Vol des Oiseaux, œuvre majeure. Par ailleurs, il brevète un appareil chronophotographique à pellicule. Marey utilise de la pellicule celluloïd de 1m de long, mise au point par Eastman travaillant pour la firme Kodak.
Ses films mesurent 9cm de large sur 1m10 à 4m de long. Son intérêt se porte sur des animaux aquatiques à Naples, puis des chevaux et des cavaliers. A partir de 1893, il filme des animaux domestiques.
Marey est l’inventeur du cinéma scientifique, même si la question de la projection semble l’avoir toujours désintéressé. Il bute en effet devant le problème de l’arrêt intermittent de la pellicule au moment de la pose, et de son déroulement entre chaque prise de vue. Le projecteur chronophotographique, fabriqué en 1892, tente de résoudre la question de la synthèse du mouvement, mais...échoue, les bandes de film n’étant pas perforées.
Marey publie en 1894 Le Mouvement, son livre fondamental. C’est également l’année où il devient Président de la Société française de Photographie.
En 1895, il est nommé Président de l’Académie des Sciences.
Le fusil photographique électrique à bandes de 35mm de largeur sur 20m de long, conçu dès 1896, et breveté en1899 est la première caméra portative au monde.
Marey devient Président de l’Académie de Médecine en 1900. La même année, il présente son « fusil » à l’Exposition universelle et inaugure un Institut Marey, qui devient le siège international de la Physiologie.
Toujours en 1900, il construit la première soufflerie au monde qui lui permet d’obtenir des images photographiques de mouvements d’air. Il jette ainsi les bases de l’aérodynamique.
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Mouvements de l’air à la rencontre d’un projectile, 1899, photographies instantanées, dépôt du Collège de France, Musée Marey, Beaune, photo J.-C. Couval
Marey meurt à Paris le 15 mai 1904, après avoir exigé des obsèques civiles et une incinération.
En 1908 et à l’initiative d’Auguste Dubois, alors principal du Collège Monge, se crée un comité Marey dont l’objectif avoué est de lancer une souscription publique nationale et internationale, qui doit financer la construction d’un monument dédié au savant.
Le 31 août 1913, le monument Marey coréalisé par le sculpteur Henri Bouchard et par l’architecte Régis Jardel est inauguré dans une ambiance de fête populaire sur la place Marey, en présence du ministre des finances et des édiles locales.
En 1914, l’inauguration du monument Marey réalisé par Paul Auban a lieu en présence du président de la République, Raymond Poincaré. Il est situé à côté de l’Institut Marey, au Parc des Princes (actuel stade Roland Garros).
En 1955 est créé à Beaune le Musée Marey sous le mandat de Roger Duchet.
En 1978, l’Institut Marey et la Station physiologique sont rasés, en raison de l’extension du stade Roland Garros. Une partie des collections est heureusement sauvée et dispatchée entre le Collège de France et le Musée Marey.
En 1991, le monument Marey de Paris qui contient l’urne cinéraire de Marey est restauré, grâce au mécénat de la Fédération française de tennis.
En 2004, Marey est inscrit aux Célébrations nationales et est honoré tant dans sa ville natale qu’à Paris.

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