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L’histoire du musée

Une demeure historique

Tout d’abord installé au beffroi en 1938, le musée du Vin de Bourgogne bénéficie d’un nouvel et magnifique écrin pour abriter ses collections en 1946, l’hôtel des ducs de Bourgogne. Bien que l’installation des salles ne soit pas encore achevée, l’inauguration a lieu en 1949.
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Musée du Vin de Bourgogne, ancien hôtel des ducs de Bourgogne
© Musées de Beaune
Les bâtiments de l’actuel musée occupent la partie sud-est de l’ancien castrum de Beaune. Sous les ducs Valois, cet hôtel sert de résidence au châtelain de Beaune, officier ducal, et accueille occasionnellement le duc. Il devient le Logis du Roi à partir de 1478. En 1919, la Ville de Beaune en devient propriétaire et l’édifice est classé en 1924 aux Monuments Historiques.
Musée du Vin de Bourgogne, ancien Hôtel des ducs de Bourgogne © Musées de Beaune
La cour principale est bordée sur trois côtés par des bâtiments d’un étage. Du côté occidental, un corps de logis présente une longue façade du XVe siècle partagée en deux par une tour d’escalier octogonale en pierre. À gauche, le premier étage montre sur la cour un colombage formé de trois rangées de croisillons. À droite de la tour, les pièces de l’étage s’ouvrent sur une galerie en bois. Le bâtiment du côté de la rue Paradis présente une façade Renaissance allégée par de larges baies à meneaux surmontées d’arcs en accolade.

Un musée de société

Le XXe siècle voit surgir un nouveau modèle d’établissement muséal qui place le public au centre de ses préoccupations au moyen d’une muséographie moderne, pédagogique et didactique des objets. A ce titre, la richesse des collections du musée du Vin de Bourgogne et sa muséographie présentent un intérêt fondamental en terme de muséologie ethnographique.
Le musée appartient en effet à la catégorie des musées de société dont la vocation est la présentation et la valorisation d’un ensemble de biens culturels (matériels et immatériels) représentatifs d’une société et d’un territoire ainsi que des modes de vie qui s’y sont succédés. Il s’agit de poser un regard culturel sur la façon de vivre d’une population à travers les objets autrefois utilisés quotidiennement. Ces derniers sont les témoins directs d’une manière de vivre et de savoir-faire liés à la Bourgogne viticole.
Le programme scientifique et culturel du musée est né de la collaboration complice de deux personnages emblématiques, Georges-Henri Rivière et André Lagrange.
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André Lagrange (à droite) et Georges-Henri Rivière (au centre) dans les années 1950
© Archives municipales de Beaune
Georges-Henri Rivière (1897–1985), conservateur du MNATP (Musée National des Arts et Traditions Populaires devenu le MuCEM, à Marseille), à Paris, et muséographe de notoriété internationale ayant participé à la fondation de nombreux musées dont le musée de Bretagne à Rennes, le musée de Camargue à Arles ou encore le musée de la Fondation Gulbenkian à Lisbonne, s’investit dans les années 1945-1960 à Beaune pour la création et le développement du musée du Vin de Bourgogne.
Il choisit de mettre en avant la viticulture des époques pré-phylloxériques, avant les années 1880-1890, et avant la modernisation des travaux de la vigne et du vin dans la mesure où la crise du phylloxera a eu un retentissement considérable dans le monde viticole. Il s’agit d’une époque charnière. En effet, viticulteurs et scientifiques se sont d’abord trouvés complètement désarmés face aux désastres occasionnés par l’insecte et durent repenser toute la façon dont était cultivée la vigne depuis des siècles.
Ce musée devient ainsi l’un des premiers musées d’ethnographie en région et correspond à cette volonté, forte dans la première moitié du XXe siècle, d’identifier et de « patrimonialiser » les cultures régionales populaires et les procédés de fabrication artisanaux et agricoles, alors en pleine mutation (mécanisation, exode rural…).
Rivière met en œuvre une muséographie révolutionnaire pour l’époque. La prise en compte du contexte ethnographique est essentielle : l’objet est toujours lié à un discours et replacé dans son environnement, avec un grand souci de restitution des gestes et des postures. La neutralité du matériel muséographique, offrant clarté et pédagogie, est l’autre axe fondamental de cette présentation mise en scène au moyen de techniques novatrices pour l’époque : cartels explicatifs et panneaux de médiation (graphiques, cartes et photos) viennent documenter l’objet.
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André Lagrange (au centre) et Georges-Henri Rivière (à droite) recueillent le témoignage d’un vieux vigneron dans les années 1950
© Archives municipales de Beaune
Pour la définition des fondements scientifiques, Rivière travaille avec André Lagrange (1909-1959), agrégé de lettres et ethnologue passionné par les communautés rurales bourguignonnes. Ce dernier mène une longue série de campagnes ethnographiques. Visitant plus de 600 communes viticoles, il associe enquêtes ethnographiques et collectes d’outils qui constituent la base des collections et du travail documentaire du musée.
Encore aujourd’hui, l’approche muséographique reste inspirée par Georges-Henri Rivière qui, avec ce musée parmi d’autres, inaugure son travail muséographique sur la société française traditionnelle. A ce titre, le musée reste l’un des derniers témoignages qui subsistent de la muséographie de Rivière.

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