Charles AUBERTIN  

Charles Aubertin est une des figures emblématiques de la société érudite beaunoise du XIXe siècle.
Fils d’Antoine-Charles-Xavier Aubertin, horloger jurassien, et de Pierrette Arcoly, Charles Aubertin naquit à Beaune le 15 avril 1829. Peu de renseignements nous sont parvenus sur ses années d’études, nous savons seulement qu’il connaissait parfaitement le latin, le grec et l’allemand. Il épouse Anne-Julienne-Félicité Vinceneux.

Fortement impliqué dans la vie savante beaunoise, il figure parmi les fondateurs de la SHAB dont il fut secrétaire de 1852 à 1875 puis vice-président de 1896 à sa mort en 1902.

En 1853, Charles Aubertin fonde le musée archéologique de Beaune et en demeure le conservateur jusqu’en 1871, date à laquelle la municipalité ferme le musée. Aubertin exerce alors, de 1875 à 1879, les fonctions de juge de paix à Chatillon de Michaille puis à Sombernon, tout en poursuivant ses recherches historiques.
Révoqué après la républicanisation de l’administration qui suit le départ de Mac-Mahon, il revient dans sa ville natale et se consacre uniquement à la recherche et à la publication de nombreux articles archéologiques et historiques principalement au sein de la SHAB.

Charles Aubertin meurt le 30 avril 1902 après avoir légué par testament sa correspondance scientifique et ses notes personnelles à la SHAB.

Le fonds Charles Aubertin a été déposé aux Archives Municipales de Beaune par la Société d’Histoire et d’Archéologie de Beaune (SHAB) en 1990 et 1991. Il couvre une période s’étendant de 1849 à 1902, la majorité des pièces étant constituée de notes préparatoires aux articles et ouvrages de Charles Aubertin.
Ce fonds est intéressant à plusieurs titres : il est le reflet de la recherche érudite du XIXe siècle, recherche protéiforme et éclectique, sans doute moins méthodique et structurée que la recherche historique contemporaine mais déjà tournée vers un souci de rigueur dans la vérification des sources et dans l’exploitation des documents.
Il permet également d’appréhender la vie d’une société savante dynamique du siècle dernier à travers les travaux de l’un de ses membres les plus actifs. Enfin, ces archives offrent quelque éclairage sur la personnalité de Charles Aubertin grâce à sa correspondance et à ses notes personnelles.